Fille/de/Personne

Gars

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Gars

Un couple. GARS. FILLE. Une relation amoureuse. Une phrase. « Toi, pas toi, je sais plus ». Un choc.

À travers l’histoire de ces deux personnages sur le chemin des retrouvailles, Fille triture et décortique le fantasmagorique amoureux. Lasse des histoires en peau de chagrin, des idéaux aseptisés, elle questionne et ébranle les évidences. Elle écorche les habitudes, raconte les phrases toutes faites, les certitudes et puis le vide, le sentiment de consommation… Sans minauderie, sans paroles plaintives, Gars est une plongée pleine de malice et de poésie dans les mécanismes contemporains de la vie à deux.

 

En coproduction avec l’Espace Malraux scène nationale de Chambéry et de la Savoie, la Comédie de Clermont-Ferrand scène nationale et le soutien de la ville de Saint-Hyacinthe (Québec) et Vic-Le- Comte (63)

Crée en mars 2013, le spectacle compte aujourd’hui plus de 50 représentations :

Au Québec

Salle Jean-Claude Germain, Théâtre d’Aujourd’hui, Montréal. 2013.

En France

La Parcheminerie, Festival « MYTHOS ». Rennes. 2013
Vic-le-Comte, Auvergne. 2013
Pont-du-Château. Auvergne. 2013
La Comédie de Clermont-Ferrand, Auvergne. Saison 2013-2014
RomagnatAuvergne. 2014
Théâtre du Peuple, Bussang. 2014.

PUBLICATION

LANSMAN ÉDITEUR, août 2014

ÉQUIPE

Texte et mise en scène, interprétation - Marie-Ève Perron

Regard extérieur - Valérie Puech

Dramaturgie - Charlotte Farcet

Décors et costumes - Geneviève Lizotte

Eclairages - Eric Champoux

Conception Son - Olivier Renet

Chorégraphie - Sophie Mayer

Régie Son - Olivier Renet en alternance avec Guillaume Perron / Eddy Josse

Direction technique - Eric Morel / Éric Le Brec’h

MOT de L’AUTRICE

Avant GARS
il y a eu des histoires d’amour

des histoires d’amour en forme de chansons tristes

le cœur à sang
la chair-flesh vivante à vif
amoureuse vaillante
mon carnet à dessins dans les mains
une phrase à lui donner
« regarde cette maison qui pourrait être la nôtre »

mais rien
non

le chercher dans un froid de sibérie
lui
toi
l’autre
l’élu-fait-pour-soi-serti-de-la-couronne-bonheur-garanti-et-durable
celui-là
dont ils parlent
eux
quand ils disent
c’était lui
c’était elle

et
petit à petit
s’écoeurer
de la marche-marathon pas de ligne d’arrivée
des corps-modernes-encodés à qui ça dit rien une discussion autour d’un thé
s’écoeurer
du vide
du non-engagement
des prises de tête
des phrases toutes faites
des idées préconçues
de toi, de lui, de l’autre-je-m’y-perds

s’arracher le corps, les cheveux, les yeux
vouloir poser des cadenas pas de clé
MAIS

parce qu’un jour
un docteur-sorcier a dit « de l’insatisfaction on créé »
ouvrir son ordi
ou
c’était un crayon
et
le faire exister
lui, toi, l’autre

n’importe

l’appeler

GARS

écrire

– je t’aime –

et
voir jusqu’où ça peut aller
quand on dit ça
fenêtres grandes ouvertes
ça

– je t’aime –

le dire pour vrai
pour de vrai comme cette fois-là.

EXTRAITS de CRITIQUES

« Marie-Ève Perron joue magnifiquement de son corps, réceptacle de toutes les émotions, véritable instrument de musique détraqué qui reçoit toutes les secousses émotionnelles. »

Elsa Pépin, Voir

« Sur cette anecdote fort banale, Marie-Ève Perron a construit une performance solo d’une vertigineuse densité verbale, un « delirium d’angoissée » (ses mots) qui explose dans la salle Jean-Claude Germain…»

Alexandre Cadieux, Le Devoir

« Passant d’un fou rire noire, à la larme, à la crise, à la déception, puis au sourire… Marie-Ève enchaîne l’effet tragi-comique d’une façon bouleversante, avec précision et facilité. Et elle n’en délaisse pas moins le corps, qui est très impliqué, cabré dans des positions acrobatiques, révélant à son apogée la faiblesse et la force introspective du personnage… »

Valery Drapeau, Boucle Magazine

« Pour traverser cette rupture, le personnage flamboyant qu’interprète fort bien la créatrice du spectacle nous fait traverser plusieurs comportements classiques. Ce qui ne manquera pas d’ailleurs de nous faire rire.»

Pascale St-Onge, Montheatre.qc.ca 

« Une pièce complètement ancrée dans notre époque moderne. Des points d’interrogation partout, ô combien justes et éloquents de notre «génération de perdus», créant un mélange de rires aux lèvres et de mottons à la gorge. […] Phrases coups de poing, cris de révolte, chaque mot est un petit monde qui fait surgir le plus profond de l’être.»

Valérie Lachaîne, Bible urbaine

« Elle convoque Sue Ellen, Julia Roberts, Jack Bauer, Camille Claudel, Juliette et Roméo… Tout ça balancé avec une incroyable énergie, l’accent, la langue et la gouaille québécois. Le tout sauvagement saupoudré d’un humour grinçant d’un genre totalement féminin. »

Annick Woehl, Journal L’Alsace

EXTRAIT de TEXTE

Gars
veux-tu ben me dire qu’est-ce que t’as?!
qu’est-ce qui t’as pris ?!
à quoi tu penses ?!

T’ES-FAIT-POUR-MOI
Tu le sais pis je le sais

(AU PUBLIC) Je l’ai pas toujours su
Non
c’est vrai
parce que…
Parce que je pensais qu’il arriverait avec une ceinture dorée pis une épée.
Pas avec des baskets?!

IL AVAIT DES BASKETS DANS LES PIEDS CRISS ?!

Comment ça pouvait se savoir ça?!
tout de suite
que ça pouvait être ça
que ça pouvait être toi
oui
toi
ça
oui
le toi du toi-pour-moi

Mais c’était toi
oui
c’est toi
oui
rappelle-toi
le premier jour du nous
oui
notre premier jour du nous

Je sautais à la corde danser en brassant des idées de petites filles couettées
perdue-pendue dans des envies de futur-plus-plus
et là
d’un coup
BANG

Je l’avais vu
comme j’avais jamais vu

(…)

DOSSIER DE PRESSE SUR DEMANDE